Les 7 compétences capitales pour entreprendre

Publié le par The dudde

Ci-dessous un article paru sur www.lesechos.fr .
Il s'agit d'une synthèse faite sur les compétences pour entreprendre. Ce sujet a été abordé lors du World Entrepreneurial Forum de Lyon (j'en parlais ici).
Même si les compétences ne sont pas vraiment nouvelles pour qui s'intéresse à ces sujets, il est toujours bon de les rappeler , au moins pour les étourdis.

Les 7 compétences capitales

1. Miser sur ses réseaux relationnels

« C'est une évolution majeure : l'entrepreneur travaille de plus en plus avec une équipe étendue, flexible, mobile, dont le périmètre peut évoluer en fonction des opportunités. Son équipe, c'est d'abord son réseau. Rien à voir avec le mode “commando” auquel on fait souvent référence. Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises, même grandes, utilisent les réseaux sociaux. »

Exemple : Geneviève Morand, fondatrice de Rezonance, principale agence de réseaux professionnels dans la région franco-suisse

2. Adopter une démarche innovante

 

« L'entrepreneur doit être créatif et ingénieux dans sa façon d'aborder et de résoudre les problèmes. Il est capable de penser “ out of the box ”.  Il sait utiliser ses compétences et son expérience, mais il sait aussi les remettre en question. Ce type de management est très difficile à réaliser. »

Exemple : Jack Sim (Singapour), créateur en 2001 de World Toilet Organization, une ONG présente dans 45 pays, dont l'objectif est de mettre les toilettes à la portée de tous dans les pays en développement.

3. Adapter son mode de management

 

« Dans les premiers temps d'une entreprise, les choses évoluent très rapidement. On démarre en mode start-up, mais quelques mois après, il faut adopter une autre posture et, par exemple, miser davantage sur le leadership… Il faut aussi être capable de travailler avec des gens de différentes cultures. C'est une gymnastique difficile. C'est aussi, peut-être, une des raisons pour lesquelles tant d'entreprises ont du mal à passer le cap des trois ou quatre premières années. »

Exemple : Kazuo Inamori, patron de Kyocera Corporation (30.000 collaborateurs, 8 milliards d'euros de CA). Il est à l'origine d'un mode de management original, dont l'un des credos est de faire le bonheur de ses employés.

4. Faire preuve d'endurance

 

« L'entrepreneur doit avoir constamment de l'énergie positive, et sur de longues périodes. Certaines décisions ne porteront pas leurs fruits avant plusieurs mois, voire plusieurs années. Il faut garder le cap. Savoir dire “Ca ira mieux demain” est une qualité essentielle pour l'entrepreneur. Mais cela n'a rien de contradictoire avec l'exigence de flexibilité : il s'agit d'avoir un objectif de long terme, et de s'y tenir. Si le chemin peut changer, le but, lui, ne varie pas. »

Exemple : Bert Twaalfhoven, créateur de la Fondation européenne pour la recherche sur l'entrepreneuriat (Efer), est l'un des plus ardents défendeurs de l'esprit d'entreprise en Europe.

5. Mettre en oeuvre des règles de gouvernance

 

 « Agir de façon éthique -aussi bien avec les membres de son équipe qu'avec l'extérieur : c'est une qualité essentielle pour un entrepreneur. Il s'agit d'entreprendre avec la perspective de contribuer au mieux-être de la société, mais aussi agir en respectant les règles sociales. En outre, être exemplaire dans ce domaine, cela a un impact fort sur la cohésion de l'équipe. »

Exemple : Peter Bakker, PDG de TNT, société de transport présente dans 200 pays. Il a mis en place le projet « Planet Me », qui vise à faire de TNT le premier transporteur neutre en carbone.

6. Savoir déléguer et responsabiliser

 

« Déléguer, cela ne consiste pas seulement à confier une tâche à un subordonné : c'est avant tout faire confiance. C'est assurer la réussite du projet, notamment en s'appuyant sur ses réseaux. C'est donc une façon de se donner les moyens d'avancer. Si l'on pense qu'il faut surveiller tous ses collaborateurs, inutile d'envisager de passer à un fonctionnement en réseau étendu. »

Exemple : Fazle Hasan Abed, fondateur du Bangladesh Rural Advancement Committee (Brac), la plus grande ONG du monde.

7. Etre orienté vers les résultats

« C'est une évidence pour un entrepreneur. Etre tourné vers le résultat, c'est un principe qui colle parfaitement avec la logique de l'apprentissage actif. Il s'agit de faire, mais aussi d'apprendre en même temps, et ainsi, de progresser. Il s'agit aussi de rechercher en permanence les moyens de réussir. Il s'agit aussi de garder en tête le but que l'on s'est fixé. C'est un bon outil pour atteindre ses objectifs, voire pour les dépasser. »

Exemple : Kah Walla (Cameroun), fondatrice et directrice générale de Strategies!, un cabinet-conseil qui travaille notamment pour la promotion de l'entrepreneuriat féminin dans son pays.

Publié dans Entreprendre

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