Le changement

Publié le par The dudde

J'ai commencé à travailler il y a douze ans.

En douze ans, j'ai déménagé 4 fois et habité sur 2 continents différents.

En douze ans, j'ai travaillé pour 2 entreprises différentes. Des grandes.

Bref, en douze ans j'ai fait ce pourquoi j'ai été formé: de l'ingénierie, de l'encadrement, de l'industrie.

J'ai toujours voulu entreprendre, et je serai bien infoutu de dire pourquoi.

Néanmoins, durant ces douze ans, la perspective de faire autre chose que ce que je faisais, i.e être cadre dans un grand groupe, me paraissait abstraite et terrifiante.

Et puis, on vieillit.

J'ai eu 35 ans l'an passé. Certaines vies autour de moi ont disparu et on se demande à quoi ça sert tout ça ?

On réfléchit.

J'ai vu cette vidéo, que vous connaissez probablement, de Randy Pausch, sur la poursuite de nos rêves de gosse.

J'ai réfléchi (ben oui, encore).

Je me suis dit que nos existences étaient contingentes et qu'il fallait suivre sa propre voie, par ce que le temps était court et qu'in fine, il ne resterait rien, ni de nous, ne de ce que nous avons fait. Alors...

Mon employeur a accepté de m'aider financièrement à réaliser mon vieux rêve d'entreprendre et, j'ai sauté dans le vide, en septembre dernier. J'en ai parlé ici et . Ce ne fût pas facile, loin de là.

Tout ça pour dire que le chemin sur lequel on est peut nous paraître le seul possible. On a le sentiment, que l'endroit où on habite, celui où on travaille, que nos vies telles qu'elles sont, sont les seules possibles. En fait, c'est du flan (si si).

Nous ne sommes pas fait pour le changement pour de mauvaises raisons: le confort et la paresse.
Mais en fait on s'adapte à tout.

Aujourd'hui je ne reviendrai pas en arrière et pourtant, il y a un an de ça je ne me serai jamais vu là où je suis, passant un master en entrepreneuriat et montant un projet de création.

Certes, je ne me suis pas lancé la fleur au fusil et les risques que je prends ont été minutieusement calculés. Et croyez moi, je sais compter.
Mais une fois les bonnes conditions créées, le plus dur reste la barrière psychologique, celle du changement. Et celle-ci paraît souvent insurmontable.

Je sais aujourd'hui exactement ce que j'ai perdu, je ne sais pas encore exactement tout ce que j'ai gagné, mais je sais en revanche que je peux désormais faire face au changement, m'y adapter et en tirer partie.

Je pense également que c'est le cas pour la plupart d'entre nous. Alors quelques soient vos projets (il n'y a pas que la création d'entreprise...), n'hésitez pas, vous ne le regretterez pas.

Publié dans Entreprendre

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