La rémunération et le mérite

Publié le par The dudde

Une connaissance travaille dans la grande distribution. Pour un groupe qui vend de la hi-fi, de l'électroménager, etc...
Le nom n'a pas d'importance, ils travaillent tous de la même façon, y compris ceux qui vendent d'autres produits. De ce point de vue là, toutes les grandes enseignes se valent et s'entendent.

Je précise que ma connaissance vend les produits en magasin. Voici comment est déterminée et constituée sa rémunération:
- chaque mois son manager lui donne des objectifs chiffrés sur les ventes à réaliser
- en fin de mois, le point est fait sur ses objectifs et sur ses ventes
- sa rémunération est calculée à la fois sur l'atteinte ou non de ses objectifs et sur les commissions qu'elle touche sur chaque vente

Jusqu'ici, le système paraît simple et raisonnable: plus tu vends, plus tu gagnes.

Et bien c'est FAUX.

En effet, son salaire fixe est inférieur au smig (650€ brut je crois) et une partie des ventes réalisées sert à combler le gap entre ce fixe et le smig.

Un exemple, le mois dernier, le vendeur a atteint et même dépassé ses objectifs, et il a touché à peine plus que le smig net (à 100€ près) !!!

En fait, il a touché 700€ brut de commissions et primes sur objectifs, ce qui ajouté au fixe fait à peu près le smig brut.

Que se serait-il passé s'il n'avait pas atteint ses objectifs ou, pire, rien vendu ?
Et bien, il aurait touché le même salaire puisque légalement il ne peut être payé en dessous du smig !!

Moralité: qu'il vende ou non, qu'il se défonce ou non, il gagne pareil (à 100€ près). Merveilleux non ?

Outre le fait que ce système est injuste, il est surtout immorale, puisqu'il ne récompense pas le travail.

Je pose juste la question, dans quel monde vit-on ?

Publié dans Entreprise

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Vincent 02/01/2010 10:53


Voici une pratique courante en effet. Dans le secteur de la banque de detail, c'est plus insidieux : commissions capees, modification en cours de route du bareme de commissionnement...

Pas etonnant de voir une baisse de motivation des salaries.