Etre pilote de chasse

Publié le par The dudde

mirage2000.jpgJ'ai entendu hier une interview de Virginie Guyot, le chef de la patrouille de France.

 

Ca m'a rappelé ma jeunesse.

 

En fait, lorsque je suis entré en classe préparatoire, mon but était de devenir pilote de chasse. Et non ingénieur.

Sauf que, et là jeune lecteur, je t'invite à ouvrir un oeil, ça n'a pas pu se faire pour une raison bien indépendante de ma volonté.

 

Le concours est relativement simple, comme pour une école d'ingé: écrit puis oral. Un petit détail quand même, il s'accompagne de tout un tas de tests physiques.

 

La première chose que l'on passe, lorsque l'on s'inscrit au concours, c'est une visite médicale un peu poussée. Pour moi, ce fût à Mérignac, sur la base aérienne près de Bordeaux. La visite a tourné relativement court: mon fémur était trop long. Je ne pourrai être pilote de chasse m'a-t-on rapidement annoncé.

 

Et oui, il y a un gabarit dans lequel il faut entrer, et si vous dépassez, vous êtes éliminé. Peu importe votre maîtrise des convergences intégrales ou autre adresse en thermodynamique.

 

Ce fût donc rapide en ce qui me concerne: fémur trop long = risque en cas d'éjection => pas possible d'être pilote de chasse.

 

J'aurai pu continuer le parcours pour être pilote d'hélico ou pilote de transport. Mais l'idée de regarder les autres s'éclater sur des Mirages pendant que je tenterais peniblement d'arracher l'inertie d'un transporteur aux lois de la mécanique ne m'amusait pas. J'aurai senti comme une frustration. J'ai donc décidé de stopper le parcours et de me rabattre sur les concours d'ingé.

 

Ai-je des regrets ?

 

Non, biensûr. Je ne pouvais rien y faire, c'était déjà joué dans le ventre de ma mère.

 

J'ai cependant gardé de ce temps une grande passion pour l'aéronautique et son univers. Cette passion a été également entretenue par mes nombreuses lectures: Saint-Exupéry, les livres sur Mermoz (celui de Kessel notamment), Nungesser, Pierre Clostermann, etc...

 

Je vais souvent dans les meetings aériens, regarder les belles machines, sentir l'odeur du kérosène brûlé, les vieux cuirs des pilotes. L'ambiance est toujours festive et mon émerveillement n'a pas changé.

 

C'est un beau métier Pilote de Chasse.

 

 

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