Jeudi 4 février 2010
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12:32
J'ai rencontré un banquier, donc, hier.
Le rendez-vous était fixé depuis une semaine et j'avais transmis mon business plan afin qu'il puisse l'étudier. Je pensais, bêtement, que cela nous ferait gagner du temps.
J'arrive avec 5 minutes d'avance et demande à voir mon interlocuteur. J'attends. A l'heure dite, on m'annonce que mon interlocuteur est absent, mais que le directeur va me recevoir. J'attends.
Finalement, avec 15 minutes de retard, il me reçoit.
Il m'annon ce que bien sûr, il ne connait pas mon dossier, mais que je peux lui présenter, l'idée étant qu'il veut savoir à qui il a affaire.
Je ma présente et lui présente mon projet, bref, le truc habituel.
S'ensuit une sorte de monologue du directeur sus-nommé dans lequel il m'explique que le e-commerce ce n'est pas une bonne idée, mon marché de niche encore moins (pour info ou rappel, je souhaite
vendre un produit qui est consommé en France à 50 millions d'unité par an et pour lequel je vise une part de marché de 0,02% au bout de 3 exercices...).
donc, j'écoute le monologue dans lequel je note quelques perles que je partage:
"une entreprise peut se planter"
"votre projet peut ne pas marché"
"créer une entreprise c'est difficile"
"un bon chef d'entreprise est un visionnaire"
etc...
Je me suis un peu senti comme un gamin de 7 ans à qui on sort des généralités sur l'entrepreneuriat.
Malgré tout, je suis resté calme et courtois. J'ai défendu point à point mon projet et opposé des arguments (qui sont par ailleurs dasn le business plan, comme quoi, s'il l'avait lu...) à ces
inepties.
Je comprends parfaitement que son rôle est d'être inquisiteur, voire critique, de façon à évaluer le projet et le bonhomme, mais là, j'avoue qu'il m'a sidéré.
En ressortant, la conclusion c'était: "entreprendre c'est trop dangereux. L'e-commerce c'est bouché. Postulez chez EDF".
Et je passe sous silence le désagréable examen de mon patrimoine personnel qui l'intéressait beaucoup plus, finalement que le projet.
J'ai toujours été méfiant envers les banquiers. En général, je considère qu'il tire l'humanité vers le bas et ça ne s'est pas arrangé ces dernières années.
L'entretient d'hier n'a pas arrangé ma vision de ce métier, je continue à penser qu'il faut fuire ces gens là.
J'attends néanmoins la réponse de la banque et doit en rencontrer d'autres d'ici là.
"Une banque vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand il pleut" George Bernard
Shaw
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