Celui qui voulait acheter de la Vodka

Publié le par The dudde

Le titre est certes inspiré de Friends,  mais bon, je suis chez moi, je fais ce que je veux.
Néanmoins, la nouvelle ci-dessous est intéressante et c'est pourquoi je vous la relate, à vous happy few.

Il existe en Bourgogne une entreprise, disons une grosse PME, qui vend de l'alcool. Le siège est à Beaune. Son nom: Belvédère.

Belvédère est spécialisé dans la production et la commercialisation de spiritueux à destination notamment des grossistes et de la grande et moyenne distribution.
Spiritueux (62,1%) : vodkas (notamment marques Riga, Guillaume Tell, Admiral, Montura et Beniovski), liqueurs (Marie Brizard), pastis (Berger), gin (Old Lady's), cognac, brandy, whisky, etc. ;
Vins (16,6%) : essentiellement vins bulgares (notamment marques Château Menada, Sofia et Augusta) ; 
Boissons sans alcool (16%) : sirops et concentrés d'agrumes .

Bon, jusqu'ici rien d'exceptionnel, rien qu'une grosse PME de province qui vend de l'alcool.

Sauf que...Bruce Willis (oui, oui) est très intéressé par cette PME et outre se faire nommé au conseil d'amministration, il envisage de prendre une part non négligeable dans la boîte...Ira-t-il s'installer à Beaune ? (Après L.A ça va faire bizard...).

Voici un article paru dans Les Echos:

"C'était la vedette de « Piège en eaux troubles », en 1993. Il jouait un flic solitaire de Pittsburgh confronté à une série de cadavres trouvés dans une rivière. Aujourd'hui, Bruce Willis plonge à nouveau, mais dans l'alcool, et en France. La vedette américaine pourrait devenir bientôt l'un des « actionnaires de référence » de Belvédère, ont annoncé hier les dirigeants de cette PME française, propriétaire notamment de Marie Brizard. Mieux : il pourrait faire son entrée au conseil d'administration ! Une per­spective qui a fait bondir de 23 % le titre Belvédère hier à Paris. La plus forte hausse des 250 premières valeurs françaises.

Habituée à sauver le monde, la star de « Die Hard » va-t-elle sauver cette entreprise, placée en procédure de sauvegarde depuis un an ? Au départ, Bruce Willis devait assurer la publicité de Sobieski, la vodka du groupe. Un contrat d'image avait été annoncé en avril, pour cinq ans. Montant estimé : de 14 à 16 millions de dollars. Aujourd'hui, l'acteur semble prêt à aller plus loin, même si rien n'est dit de la taille de sa future participation. A moins qu'il ne s'agisse simplement de le payer en actions, la société manquant de cash.

Chez Belvédère, Bruce Willis ne sera pas dépaysé. Un autre habitué des rôles chocs, Jean Reno, figure déjà parmi les actionnaires. C'est un vieil ami du PDG, Jacques Rouvroy. Surtout, la vie de cette PME relève effectivement du thriller musclé. Bruce Willis est d'ailleurs « conscient de la guerre économique dans laquelle nous sommes engagés », explique Jacques Rouvroy. Entre le PDG et les financiers qui ont récupéré certaines de ses obligations, la bataille fait rage. Les fonds contestent la façon dont l'affaire est gérée. Ils multiplient les actions en justice, y compris au pénal. Ils canardent, en pointant les dérives : les commissaires aux comptes ont refusé de valider les comptes annuels, les chiffres semestriels n'arriveront qu'avec retard, la société détient elle-même un tiers de ses actions …

En face, ça flingue aussi. Les créanciers « masquent leurs déconvenues par des initiatives subalternes vouées à l'échec », attaque le PDG, qui se dit plus blanc que blanc. Et quand le gendarme de la Bourse s'est récemment risqué à commenter le dossier, Jacques Rouvroy l'a illico renvoyé dans ses buts, lui demandant « de respecter les règles de réserve et de confiden-tialité liées à son statut de régulateur ». Ambiance. Pour Bruce Willis, l'expérience de « Piège en eaux troubles » ne sera pas de trop. "

Publié dans Entreprise

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