1er jour à l'IAE - Mise sous tension

Publié le par The dudde

Ainsi, c'était aujourd'hui mon premier jour à l'IAE. Un 11 septembre.
Je résume les épisodes précédents:
1) j'étais manageur dans un grand groupe
2) je l'ai quitté dans le cadre d'un guichet de départ (avec des sous, pour être clair) afin d'entreprendre
3) j'ai décidé, pour mettre toutes les chances de mon côté et acquérir la double compétence, de faire un master en Entrepreneuriat à l'IAE
4) je développe en // mon projet qui est actuellement soit de la création e-commerce soit de la reprise d'une petite entreprise du secteur industriel

Et donc, aujourd'hui, 11 septembre, 1er jour de cours à l'IAE.

La journée n'a pas très bien commencé, j'ai déposé mes enfants à l'école et le plus grand a fondu en larmes devant les grilles: pas envie d'y aller, mieux à la maison, la cantine c'est pas bon bref l'école = univers concentrationnaire. J'aurai pas du lui faire lire Primo Lévi, à 6 ans ça marque. Alors en bon père je me retrousse les manches, je lui explique, les copains, les connaissances, la culture, changer le monde, et tous ces trucs qu'on m'a servi quand j'avais son âge. J'espère secrètement que sa peine va diminuer. Rien n'y fait. Je pars le coeur lourd vers mon 1er jour de cours.

Et là, deuxième coup dur. Il n'y a que des jeunes, ou presque. Ah ben ça !! Il m'avait pourtant bien dit que je ne serai pas le seul "professionnel". Eh ben avec la crise, tous les vieux de 35 ans se sont débinés, ils sont restés dans leurs grands groupes et je me retrouve un des seuls au milieu de jeunes fraîchement émoulues des écoles: ingé, commerce et je ne sais pas trop quoi encore. Notez, j'aime bien les jeunes, mais quand même, ça fiche un coup.
La journée de cours s'enchaîne. Côté positif, ils étaient intéressants, côté négatif, et même si je m'y attendais, ce n'est quand même pas facile de se retrouver au milieu de personnes qui ont dix ans de moins que moi et qui n'ont pour ainsi dire jamais vraiment bossé. Psychologiquement, va falloir être fort.

Un des préceptes du lean est la mise sous-tension. Vous me direz que je fais une fixation avec le lean, et ce n'est pas faux.
La mise sous tension, donc. Cela consiste à ne pas corriger une situation anormale, mais à l'observer, dut-on générer des rebuts ou prendre du retard. Ainsi, on met le processus sous tension. Cela permet, un peu comme un lacet qu'on tendrait pour en voir apparaître les noeuds, de voir où apparaîssent les véritables points durs, là où le process est plus faible. In fine, on peut résoudre ces problèmes et on améliore le processus. C'est un peu extrême, car il faut accepter que pendant quelque temps, le processus fonctionnera mal, sans qu'on ne fasse rien. On laisse juste remonter les causes racines. Une fois ces causes racines identifiées, on n'a plus le choix, il faut les traiter.

J'ai quitté la Très très grande entreprise pour d'une part profiter du guichet de départ, mais surtout, pour me mettre sous tension, afin d'entreprendre. Je ne crois pas qu'en restant au "chaud" dans la Très très grande entreprise avec ma carrière tout tracée (quoique de nos jours...), je serai allé au bout du truc. Maintenant, je suis sous tension, je n'ai plus le choix.

Publié dans Entreprendre

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Yann 12/09/2009 11:42

Bonjour, bon courage pour l'IAE. Dans quelle ville le faites vous ?