Sauvetage à l'américaine

Publié le par The dudde


Voici une histoire sympathique qui, à sa façon, illustre mes propos ici et  (source www.lesechos.fr)


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Dans un océan d'annonces de dépôts de bilans, « Business Week » publie l'histoire atypique d'une fabrique de meubles de la ville de Norwalk, dans l'Ohio. Vieille de plus de cent ans, la Norwalk Furnitures était devenue le plus gros employeur de la région. Des scieries aux franchises des revendeurs de meubles, les dirigeants de l'entreprise familiale avaient fini par acquérir la quasi-totalité de la chaîne de production, Un commerce florissant, jusqu'à ce que la consommation ne ralentisse, et que les produits chinois n'inondent le marché américain. Les dirigeants accumulent les dettes et il devient impossible de compter sur les banques, qui doivent faire face à l'assèchement du crédit. En quelques mois, la manufacture de l'Ohio est contrainte de fermer ses portes. Pour sauver leur entreprise, revendeurs, employés et élus locaux se mobilisent et tentent de trouver de nouveaux investisseurs. Mais les opérations de « due diligence » requises par les fonds de « private equity » sont longues et coûteuses. Or la manufacture a besoin de fonds rapidement, pour honorer ses anciennes commandes. Devant l'impuissance des investisseurs traditionnels, 12 familles de la région s'unissent et rachètent la fabrique. Pour sauver le plus gros employeur de la région, mais pas seulement. L'histoire de la manufacture de Norwalk va au-delà du happy end d'un feuilleton entrepreneurial. En réalisant ce sauvetage, les habitants ont voulu préserver l'économie locale, et la valeur de leurs biens immobiliers. Un investissement qui pourrait aussi leur rapporter : la fabrique devrait à nouveau dégager des profits dans les mois à venir. Une histoire qui démontre que même en temps de crise, intérêt particulier et bien-être collectif peuvent se réconcilier.

Publié dans As time goes by

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