Les Ni-Ni italiens - Le monde désenchanté des jeunes actifs

Publié le par The dudde

(source www.lesechos.fr)





Ils ont entre 25 et 35 ans et n'ont aucune activité. Ils font partie de la génération « ni-ni » : ni études ni travail. Déjà identifié en Espagne, le phénomène touche l'Italie. Comme le rapporte le « Corriere della Sera », ils seraient près de 9 % parmi les 25-35 ans à préférer le chômage. Alors que près de 1 Italien sur 5 de cette même tranche d'âge est à la recherche d'un emploi, eux ont choisi de sortir du circuit classique des demandeurs d'emploi. Les raisons d'un tel mode de vie ? Pour beaucoup, il y a eu des moments de lassitude après des recherches d'emploi infructueuses. Mais, en amont, il y a surtout la conviction profonde de l'inutilité des études. Et le refus d'appartenir à un autre groupe de jeunes, les travailleurs diplômés de la « génération mille euros ».

Ils perçoivent leur inactivité comme une troisième voie, entre des études qu'ils jugent inutiles et un emploi justement rémunéré qu'ils croient introuvable. Le phénomène des « inactifs convaincus » vivant en marge de la société pourrait rappeler celui des hippies des années 1960. Mais, là où leurs aînés se nourrissaient d'idéalisme, la jeunesse du Sud de l'Europe semble être en proie au fatalisme et au pessimisme. En Espagne, plus de la moitié des jeunes entre 18 et 35 ans déclarent « ne pas avoir un projet d'avenir en lequel croire ». Et en attendant de le trouver, ils comptent sur leurs parents. Une vie dont ces jeunes Italiens prétendent s'accommoder, puisqu'ils se déclarent à 80 % satisfaits de leur mode de vie.

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