Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 00:00

Si vous avez des velléités d'entrepreneur, je vous recommande plus que chaudement cet article de Caroline Montaigne.

Où l'on voit que la vie dans les petites structures peut être extrêmement difficile. A mon avis, c'est à lire et à méditer avant de se lancer, histoire de bien savoir où l'on met les pieds.

"Si vis pacem, para bellum"
("Si tu veux la paix, prépare la guerre", pour les ignares. Ca n'a rien à voir, quoique, mais j'aime bien)

Par The dudde - Publié dans : Entreprendre
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 15:02
Question et début de réponse intéressants proposés par Eric Albert dans Les Echos sur le management des dirigeants.

Au-delà du cas des dirigeants, Eric Albert rappelle la dimension formatrice du management qui est bien souvent oubliée.
Le management a, entre autres fonctions, celle d'élever le collaborateur, de le former, de le pousser à s'interroger sur ses méthodes.

Tout le monde en a besoin, vous, moi...et les dirigeants! Mais qui les manage ?

C'est cette problématique qui est décrite par Eric Albert, avec en ligne de mire le risque de voir les dirigeants s'apauvrir sur le plan de la compétence professionnelle jusqu'à devenir obsolète.

De l'intérêt du management, à lire ici.
Par The dudde - Publié dans : Management
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 13:24
Rendez-vous ce matin à la CCI avec le président de la plateforme initiative.
Le but: présenter mon dossier afin d'obtenir un prêt d'honneur.

Nous avons échangé 2 bonnes heures sur le dossier. Il l'a jugé bien préparé, même si il souhaite que nous revoyons dans le détail la partie financière. En particulier, il souhaite que nous transférions mes données financières sous un format différent et que l'on s'assure ensemble du besoin en financement.

J'avais un a priori sur le bonhomme, pour l'avoir déjà rencontré à plusieurs reprises. C'était une erreur, passé le premier quart d'heure un peu désagrable, il s'est montré très intéressé, critique mais pertinent sur certains points et je considère que la réunion de ce matin a été fructueuse pour moi.

Cerise sur le gâteau, il est ok pour que je passe l'oral, i.e que je présente mon dossier à la commission de décision.

Néanmoins, en qualité de responsable des dossiers qui passent devant la commission, il veut que nous présentions le dossier sous un format différent, standardisé. Donc, j'ai deux séances de travail prévues avec lui afin de boucler le dossier.

Ce qui m'amène au point négatif, alors que j'espérais avoir trouvé l'ensemble des financements d'ici le 15 mars, il apparaît que ce ne sera pas au mieux avant mi avril. Soit un mois de retard par rapport à mon planning.

Je n'ai malheureusement rien à me reprocher dans ce retard. J'ai pris contact avec la plateforme mi-janvier. J'ai obtenu un premier rendez-vous début février, annulé suite à indisponibilité de mon interlocuteur. On m'a donné un nouveau rendez-vous ce matin et vous connaissez la suite. Voilà comment prendre un mois de retard en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Le problème est que je dois passer commande auprès de certains fournisseurs avant fin mars. Sinon...je risque de ne pas pouvoir approvisionner certains produits.

Où alors, je démarre sans l'ensemble des financements et je croise les doigts pour les obtenir.

"Hum, culottée la manoeuvre" (Iceman à Maverick dans Top Gun).



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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 15:05

Courte interview de Jean-François Clédel, patron fondateur du groupe Altep ingénierie.

Il revient sur les raisons qui l'ont conduit à créer l'entreprise et les conditions dans lesquelles ça s'est fait. Avec, à la clef, une belle réussite.

La vidéo, ici.

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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 13:18
La sélection adverse est, dans la littérature managériale, le fait pour une organisation d'exercer un filtre à la sélection par l'image qu'elle donne...

l'auteur, Frédéric Fréry, professeur à l'ESCP nous explique comment les banques risquent d'être victime de ce processus de recrutement.
Il explique notamment comment seuls les profils les plus cupides et les moins scrupuleux oseront dans les années à venir se diriger vers les métiers de la banque entraînant de nouveaux risques de crise.

Intéressant.

A l'instar de Joseph Stiglitz (voir ici), je connais quelques esprits très brillants qui auraient été beaucoup plus utiles à l'humanité dans la recherche que pour leur propre compte dans une salle des marchés. Ainsi va le monde.

Par The dudde - Publié dans : Management
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 09:44
Retour aux affaires donc après une semaine de décompression en haute altitude.

Les échéances de la semaine:
- présentation de mon business plan à la plateforme initiative de la CCI de ma ville dans le but d'obtenir un prêt d'honneur
- relance des banques pour savoir où en sont mes demandes de prêt (et oui, un prêt ça se mérite !)

Pour la semaine écoulée, rien à dire: je suis resté loin des médias en général et d'internet en particulier.

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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 14:18
J'ai commencé à travailler il y a douze ans.

En douze ans, j'ai déménagé 4 fois et habité sur 2 continents différents.

En douze ans, j'ai travaillé pour 2 entreprises différentes. Des grandes.

Bref, en douze ans j'ai fait ce pourquoi j'ai été formé: de l'ingénierie, de l'encadrement, de l'industrie.

J'ai toujours voulu entreprendre, et je serai bien infoutu de dire pourquoi.

Néanmoins, durant ces douze ans, la perspective de faire autre chose que ce que je faisais, i.e être cadre dans un grand groupe, me paraissait abstraite et terrifiante.

Et puis, on vieillit.

J'ai eu 35 ans l'an passé. Certaines vies autour de moi ont disparu et on se demande à quoi ça sert tout ça ?

On réfléchit.

J'ai vu cette vidéo, que vous connaissez probablement, de Randy Pausch, sur la poursuite de nos rêves de gosse.

J'ai réfléchi (ben oui, encore).

Je me suis dit que nos existences étaient contingentes et qu'il fallait suivre sa propre voie, par ce que le temps était court et qu'in fine, il ne resterait rien, ni de nous, ne de ce que nous avons fait. Alors...

Mon employeur a accepté de m'aider financièrement à réaliser mon vieux rêve d'entreprendre et, j'ai sauté dans le vide, en septembre dernier. J'en ai parlé ici et . Ce ne fût pas facile, loin de là.

Tout ça pour dire que le chemin sur lequel on est peut nous paraître le seul possible. On a le sentiment, que l'endroit où on habite, celui où on travaille, que nos vies telles qu'elles sont, sont les seules possibles. En fait, c'est du flan (si si).

Nous ne sommes pas fait pour le changement pour de mauvaises raisons: le confort et la paresse.
Mais en fait on s'adapte à tout.

Aujourd'hui je ne reviendrai pas en arrière et pourtant, il y a un an de ça je ne me serai jamais vu là où je suis, passant un master en entrepreneuriat et montant un projet de création.

Certes, je ne me suis pas lancé la fleur au fusil et les risques que je prends ont été minutieusement calculés. Et croyez moi, je sais compter.
Mais une fois les bonnes conditions créées, le plus dur reste la barrière psychologique, celle du changement. Et celle-ci paraît souvent insurmontable.

Je sais aujourd'hui exactement ce que j'ai perdu, je ne sais pas encore exactement tout ce que j'ai gagné, mais je sais en revanche que je peux désormais faire face au changement, m'y adapter et en tirer partie.

Je pense également que c'est le cas pour la plupart d'entre nous. Alors quelques soient vos projets (il n'y a pas que la création d'entreprise...), n'hésitez pas, vous ne le regretterez pas.
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 16:48
J'ai repensé, longuement, à cette histoire de pub qu'on me propose sur mon blog.

J'en ai parlé ici et, vu mes stats, je continue à trouver ça très étonnant.

Histoire de satisfaire une curiosité un peu malsaine, j'ai accepté le deal pour voir...Et je tirerai les vrais conclusions dans un mois ou deux. Bien sûr, je les partagerai avec vous comme nous en sommes convenus.

Néanmoins, je penche dangereusement pour la théorie de la conspiration.
Over-blog m'appatte en me faisant miroiter des revenus dont on ne sait absolument pas ce qu'ils seront...et place de la pub sur mon blog.
Le résultat, c'est que mon trafic n'étant pas assez important ça ne génère pas de revenu, donc pas de coûts pour les annonceurs, mais par contre comme il y a un peu de trafic quand même, ben il y a quand même tous les jours quelques personnes qui la voit.

Sauf que si vous pultipliez ça par le nombre de blog comme le mien qui ont du "micro-trafic", ça devient juteux pour les annonceurs. Je fais les maths pour vous:
1000 blogs à 20 visiteurs uniques en moyenne = 20 000 personnes.
Et voilà, les annonceurs touchent 20 000 personnes pour 0 €.

CQFD.

Bon, certes, tout ceci n'est pas très important. Le truc c'est que je trouve ça moche sur mon blog.

Faut que je tienne un mois ou deux, maintenant faut aller au bout du truc.


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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 14:40
Je vous recommande cette analyse de Philippe Escande sur les déboires actuels de Toyota. Son analyse est pertinente et décortique à la fois le cas Toyota, mais également les problématiques auxquelles sont confrontées la plupart des constructeurs généralistes.

La seule nuance que j'apporterai, cependant à son analyse, c'est que les problèmes actuels rencontrés par Toyota ne remettent pas, selon moi, en cause le TPS (Toyota Production System) et le Lean management en général.
Comme beaucoup de constructeurs généralistes, Toyota cherche en permanence le gain économique et il se trouve, que de temps en temps, cela se fait au détriment de la prestation client, voire de la qualité. Et comme chez Toyota, les composants sont fortement standardisés, quand une conception est mal validée...cela se traduit pas des millions de rappel.

Je ne doute pas, d'ailleurs, que grâce au Lean, Toyota saura rapidement retrouver son niveau d'excellence.

Il n'en reste pas moins, comme le souligne Philippe Escande, que Toyota doit faire face à de multiples défis, d'ordre culturel notamment, pour lequel l'application du lean risque de ne pas apporter de réponse.
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 17:31
Bon, un retour tout chaud du réseau entreprendre après une longue conversation téléphonique.

Mon dossier leur plaît, il est bien foutu, etc...mais, il ne finance que les entreprises qui ont un potentiel de création de 6 emplois mini à horizon de 3 ans. Et moi, mes prévisions ne prévoient la création que de 2 emplois, plus le mien. Donc pas assez, donc pas de financement.

La conversation que nous avons eu m'inspire plusieurs réflexions. D'une part, j'ai bien compris que l'honnêteté ne paie pas. J'aurai du mettre n'importe quoi dans mon plan d'affaire, pourvu que ça le rende éligible. Certes.
Ce n'est pas mon éthique personnelle, je ne le ferai pas, néanmoins les fameux critères d'éligibilité y poussent et je suis persuadé que nombre de candidats ne se gênent pas.
Quelle différence cela ferait-il in fine si dans 3 ans je ne suis pas aux 6 emplois créés ? Aucune, j'aurais créé des emplois et j'aurais remboursé le prêt d'honneur qui m'aura aidé au départ.

Ce dernier point introduit ma deuxième réflexion. Larry Ellison (le patron d'Oracle) disait un jour qu'il ne comprenait pas la France car il y était difficile de licencier. Pourtant, si on créée une filiale, qu'on embauche 300 personnes, même si on en licencie 200 3 ans plus tard parce que la conjoncture le nécessite, on a toujours créé 100 emplois, non ?

Même chose ici, certes au bout de 3 ans, mes prévisions disent 3 emplois créés, ce n'est pas six, mais c'est toujours 3 emplois. Pourquoi ne pas financer ça ?
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 09:06

Un post pratique, enfin j'espère, pour commencer la journée et le reste de nos vies.

Il est difficile lorsque l'on créé une société, enfin ça l'a été pour moi, de connaître un certain nombre de coûts: honoraires expert comptable, frais de constitution, etc....
Pourtant, ces coûts sont nécessaires à la réalisation du business plan.

Donc, voici quelques ordres de grandeur, fruit de mon expérience.

Frais de constitution:
-          Honoraires pour la constitution d’une SARL, et accompagnement par un spécialiste dans la création de la société (réunion de prise de renseignements, rédaction des statuts, rédaction des formalités, dépôts des dossiers de constitution au CFE, …) => 900€ HT

 

-          Honoraires pour la constitution d’une SAS, et accompagnement par un spécialiste dans la création de la société (réunion de prise de renseignements, rédaction des statuts, rédaction des formalités, dépôts des dossiers de constitution au CFE, …)  => 1500€ HT                                        

 

A ces honoraires, s’ajoute la TVA et les différents frais d’immatriculation, qui peuvent être évalués à :

-          83.96 € de frais pour le Greffe du tribunal de Commerce.

-          250 € pour l’annonce légale.

Honoraires expert-comptable:
Etablissement d'un bilan annuel avec suivi mensuel pour une TPE de l'e-commerce => 2500€ HT

Comme je l'ai précisé, ces coûts sont des ordres de grandeur. Ils dépendant de votre projet et du cabinet avec lequel vous travaillez. Mais dans un premier temps, cela permet de se faire une idée et c'est mieux que rien pour intégration dans le business plan.

Je précise que les frais de constitution sont amortissables donc déductible du résultat avant impôt. Du coup, vous paierez moins d'IS.

Si un spécialiste passe par là, ses commentaires et/ou remarques sont les bienvenus.


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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 16:20
Ouais, bon, certes, je suis tiraillé entre mon héritage judéo-chrétien et ma curiosité...
Bizzarement, c'est le deuxième qui l'a emporté.

Voici l'affaire: Over-blog, la plateforme sur laquelle je blogue me propose de mettre de la pub sur mon blog. Ca m'a un peu surpris, car mes stats ne sont pas transcendantes: environ 500 visiteurs uniques par moi, pas de quoi déclencher une émeute.
Mon premier réflexe fût: pas de ça chez moi, non, moi vivant, je ne monnaie pas ma plume (euh mon clavier), ha non, il faudra me passer sur le corps, non, pas de ça chez moi.
Puis, les épinards dans mon assiette ont commencé à réclamer un peu de beurre. Ce à quoi j'ai répondu, hé ho ça va hein, vous êtes loin d'être malheureux, hein les gars.

Mais finalement, c'est la curiosité qui l'emporte: je suis curieux de voir ce que ça génère comme revenu un tel blog.

A mon avis, pas grand chose, à peine de quoi faire un plein de mélange par mois pour une 103 SP de la grande époque.

Alors voilà le deal: vous acceptez, vous, fidèles lecteurs que je mette un peu de pub pendant quelque temps sur mon blog et en contrepartie, je vous dis ce que ça me rapporte. Ce, au titre de la transparence et surtout, de la curiosité, parce que je suis sûr que vous êtes nombreux comme moi à vous demander ce que ça peut bien rapporter.

Et comme sur internet, avec les bloggueurs ou les e-commerçants, on peut parler de tout sauf de chiffres, ben ici ce sera possible.

Ok pour vous? (Maman, inutile de répondre).
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 13:27
J'aime, je partage.

A voir ici.

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fremond1
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Fremond3
Fremond4
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 09:05

Nous avions quitté Paris en fin de journée. Il pleuvait.
Après deux heures sur l'autoroute du sud, nous étions trempés et frigorifiés. Alors on a trouvé un hôtel, quelque part entre Auxerre et Pouilly en Auxois. A cette époque là, je roulais sur une Honda 750 VFR.
Elle était rouge et noire et m'a accompagné longtemps un peu partout en France.

Ce soir là, on s'est réchauffé près de la vieillecheminée en pierre de l'unique restaurant d'un village perdu. Et on a bu du bon vin.

Le lendemain matin, il pleuvait toujours, une pluie fine et collante, qui s'insinue à travers les vêtements, refuse de s'écouler le long de la visière du casque, brouillant la vue du pilote comme celle du passager.

Ma fiancée faisait la moue. On était encore à deux heures au nord de Lyon et on descendait à Nice. Difficle d'enfourcher la moto quand on sait que bientôt on sera trempé, qu'on aura froid et qu'en plus, la pluie rend le voyage encore plus dangereux.

Pas le choix, on a quitté la douce chaleur de notre refuge et on s'est élancé à nouveau sur l'autoroute du sud. Il n'y avait pas trop de circulation mais la montée sinueuse vers le col de Bessey en Chaume ne me rassurait pas, sur une autoroute rendue glissante par cette bruine grasse et sournoise.

Derrière, elle se cramponait à moi et j'imaginais sans peine les petits noms qu'elle devait me donner. 

A cette époque, je n'avais eu que des motos, jamais de voiture. Celle-là était la troisième. Après un 600 XT, la première pour se faire la main et un 500 CB, la deuxième que j'ai revendu quand je suis parti aux Etats-Unis, j'avais acheté le VFR en rentrant en France et roulait avec tous les jours, par tous les temps.

Sale temps, donc. Doubler les camions était une vrai galère: plus de visibilité, la trouille de glisser, au moment de finir le dépassement, quand on est déventé d'un coup.

Et puis elle arrivée. Je l'ai vu de loin. Un minuscule point dans mon retroviseur. Je me suis moins seul d'un coup. Par temps pourri, quand on sert les fesses, la présence d'un autre motard est rassurante. Le point grossissait doucement dans mon rétro, il me rattrapait. Il devait avoir moins la trouille, plus d'expérience.
Enfin, il a été à notre hauteur, signe de tête complice et geste du pied quand il est passé devant. Le type roulait bien et régulièrement.

J'ai décidé de le suivre, il avait effectivement l'air de savoir ce qu'il faisait et d'être bien plus exprimenté que moi. Sa moto ? Une BMW R1150GS, avec l'équipement et le paquetage du baroudeur. Je suis tombé amoureux. Pas du type, de sa moto.

A moto, bien plus qu'en voiture, il faut suivre ceux qui savent. Ceux qui ont déjà beaucoup roulé, par tous les temps. Il faut être humble si on veut durer. Et prudent.

On a roulé ensemble pendant deux heures, puis il est sorti de l'autoroute. Ultime signe de fraternité et dernier regard à sa bécane. La classe.

Le reste du trajet a été plus léger, j'avais appris et gagné en confiance. Arrivé à Valence, la pluie a cessé. Et l'air chaud a rapidement séché nos vêtements et réchauffé nos âmes.

Une aventure ordinaire à moto. Ceux qui en font savent de quoi je parle.





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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 08:43
Je l'avoue en préambule, je suis loin d'être un spécialiste de la grande distribution. Je n'ai jamais travaillé dans ce secteur et mes connaissances se limitent à ce que je vois, entends ou lis.

Néanmoins, je partage avec vous le fruit de quelques réflexions nocturnes.

Un ami travaille dans ce secteur en tant que vendeur. Certes, ce n'est pas un métier qualifié et j'ai déjà expliqué comment était faite sa rémunération ici (our rappel, qu'il vende ou non, qu'il travaille ou pas, il est payé pareil !!).

D'autres points m'ont interpelé, que je ne suis pas sûr de comprendre:

Ainsi, il est régulièrement formé en techniques de vente, sur de nouveaux produits et sur de nouveaux services. Pourtant, son salaire de base, comme sa rémunération n'évoluent pas. Ca ne paraît pas logique car il est pourtant de plus en plus compétent et il a plus de plus value pour son employeur. En outre, dans le reste du monde, enfin dans la plupart des entreprises que j'ai côtoyées, plus vous êtes compétents, plus votre entreprise investit sur vous et plus vous êtes rémunéré. Vous commencez à avoir de la valeur pour votre employeur, après quelques années, le temps d'être formé et d'avoir vraiment intégré l'entreprise. Pas dans la grande distribution a priori.

Enfin, dernier point qui me surprend, c'est la non rémunération de la pénibilité du travail. Entends-nous, il ne s'agit pas de la même pénibilité que le mineur qui descend au fond du puit, mais de la pénibilité liée aux horaires: jamais les mêmes, décalés, travail le samedi, etc...qui sont difficiles à concilier avec une vie de famille.
Or, dans la Très très grande entreprise par exemple, les conventions collectives prévoyaient que le salarié devait recevoir une compensation sur son salaire dès lors que son horaire sortait de la "normale" (travail en équipe, travail le samedi ou le dimanche, déplacement courte ou longue durée). L'un de mes amis qui est consultant en stratégie dans un grand cabinet de conseil m'expliquait également qu'une partie de sa rémunération compensait le fait qu'il était en déplacement une grande partie de la semaine toutes les semaines. On le voit, en général, l'impact sur la vie privée de la vie professionnelle est compensé sur le salaire. Sauf dans la grande distribution.

Il me semble qu'il y a beaucoup d'injustice dans le traitement des salariés dans la grande distribution.

D'accord pour dire qu'un vendeur est au départ une personne non qualifiée et dont le turn-over est en général assez élevé et qu'il n'y a donc a priori aucune bonne raison de le payer équitablement. Ben, oui, il est facilement remplaçable et il ne va pas rester longtemps, alors pourquoi investir ?
Sauf que, à mon avis, c'est un cercle vicieux. Le moins on investit, le plus le turn-over augmente et, in fine, c'est le consommateur qui est lésé car il a en permanence en face de lui une personne non compétente. Ce qui ne le fidèlise pas et c'est également l'entreprise qui y perd. Bref, tout le monde est perdant: le salarié, le client et l'entreprise.

Je ne doute pas qu'il y ait une faille dans mon raisonnement aussi, si un spécialiste de la grande distribution passe par là, je suis preneur d'une explication.





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